Article du dimanche : Klaus de Sergio Pablos : Remontez aux origines de la magie de noël
- lacinquiemedecouve
- 23 déc. 2021
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 12 janv. 2022
(Avertissement : On spoil un petit peu dans cet article, mais ne vous inquiétez pas c’est pas méchant)
Cette semaine, pour conclure notre calendrier de l’avent, nous avons choisis de laisser place à la magie de noël avec un film dont vous avez peut-être entendu parler, de part sa nomination aux oscars ou sa présence importante sur la plateforme Netflix, il s'agit bien sûr de Klaus de Sergio Pablos.

Ce film d’animation sorti en 2019 fait l’unanimité lors de sa sortie, dépoussiérant le genre du film de noël mais aussi les techniques d’animation 2D traditionnelles.
Dans cette aventure, nous suivrons Jesper, un jeune adulte pourri-gâté, qui ne veut rien faire d’autre que se prélasser dans les draps avec son petit déjeuner apporté par un major d’homme dans la maison de son riche père. Ce dernier ne souhaitant pas voir son fils se languir le restant de ses jours, il l’envoie en tant que postier dans un village reculé de la carte, au nord du Cercle arctique, Smeerensburg (c’est pas facile à prononcer).
Sur place, Jesper découvrir un village sombre et terrifiant, où les habitants sont divisés en deux camps, bien décidés à se vouer une haine éternelle.
Seulement, pour partir d’ici, il devra livrer 6000 lettres; une tâche à priori impossible dans un village où les gens s’envoient des poissons pourris par la fenêtre et non des lettres par la poste.
Mais Jesper n’est pas seul, il va faire la rencontre d’Alva, une jeune institutrice reconvertie en poissonnière qui souhaite s’enfuir elle aussi. Mais surtout il croisera la route d’un mystérieux menuisier, un géant à barbe blanche dénommé Klaus.
Vous l’aurez compris, Klaus, par son récit, va alors nous conter les origines de la lettre au Père Noël et de la fameuse distribution de cadeau qui s'ensuit.
Nous découvrirons l’histoire tragique et mélancolique qui pousse un vieil homme à barbe blanche à fabriquer des jouets en bois et à les distribuer à la terre entière la nuit du 24 décembre.
Le film regorge de créativité, d’invention et d’humour surtout, pour nous présenter les éléments du
folklore bien connu de la fête de noël.

A travers le parcours de Jesper, le film nous propose une vision optimiste, une morale qui nous dit que tout être n’est pas complètement mauvais et qu’en changeant certaines mœurs, nous pouvons révéler le bien en chacun de nous.
De plus, ce sont par les jeunes générations du village, qui viendront envoyer leurs lettres chez Jesper pour avoir des nouveaux jouets, que les comportements changeront et que de jours meilleurs viendront illuminer la grisaille de Smeerensburg (vraiment imprononçable).
Dans Klaus, on retrouve une animation soignée, renouant avec de la 2D et des dessins traditionnels, ce qui apporte une douceur fort agréable au récit.
Tout au long du film on pourra remarquer une évolution importante des couleurs et de leur utilisation. Avec des plans qui travaillent les nuances de gris lors de l’exposition du village, puis de vrais moments magiques de poésies dans les forêts enneigées.
Tout cela servi par une partition musicale vraiment admirable, des décors d’une grande inventivité qui viennent appuyer la justesse du récit et de son environnement.

Klaus est une véritable leçon de cinéma d’animation qui vous fera vivre des moments doux et heureux avec des touches d’humour toujours bien dosées, mais aussi des grands instants de mélancolie et de poésie qui vous toucheront au plus profond de votre cœur.
Alors plongez avec Jesper dans l’enfer de Smeern…Smeerensm...Smeerensburg (j’arrive même pas à l’écrire !) et savourez la douceur d’un chocolat chaud devant ce merveilleux conte de noël qui séduira petits et grands !
Nous, on vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année, ne mangez pas trop (on vous voit !) et surtout Joyeux Noël !
Commentaires